18 octobre 2015

Arrivés à 4h du matin le 2 novembre 2014 à Sibu, nous avons attendu 6h pour aller faire un tour au marché. Comme l'office du tourisme était fermé le dimanche, nous avons décidé de prendre cette journée pour nous reposer un peu. Nous avons donc pris un hôtel pas bien cher (il y avait des ladyboys) et peu éloigné de la gare.


Le soir, nous avons continué à nous promener dans un autre petit marché. Là, un groupe d'amis chinois qui buvaient des bières nous a pris en amitié et nous avons discuté avec eux un long moment. Tout ce passait bien jusqu'à ce que la conversation glisse sur la religion... Ne nous revendiquons d'aucune religion en particulier, ils nous ont demandé de continuer notre tour du marché. Cela fait un peu bizarre sur le moment, mais étant en Malaisie, toutes les religions se côtoient et des tensions existent...


A Sibu, il y a peu de choses à faire ou à voir. Le plus intéressant est les longhouses. Ce sont des maisons proches de l'eau, sur pilotis où vivent toute une famille. Comme on avait lu que les tribus étaient accueillantes (forts de notre expérience en Nouvelle-Calédonie), on avait décidé d'essayer d'aller voir cela mais sans passer par une agence de voyage ou un guide afin d'éviter tout folkore (On nous demandait 200€ par personne pour 2 jours et une nuit en longhouse). Le lundi matin, à l'heure d'ouverture de l'office de tourisme, nous sommes donc partis prendre des renseignements sur les tribus de Kapit ou de Batang Ai.

La personne de l'office venait de la tribu de Kapit et il nous a déconseillé d'aller voir les longhouses. Selon lui, la mondialisation était passée par là aussi. Il est très dur de voir des longhouses en dehors des circuits touristiques car les familles sont d'une part devenues plus méfiantes et d'autre part, la culture tribale tombe peu à peu dans l'oubli. Les jeunes aspirent à une autre vie. 

En prenant tous ça en compte, on décide quand même d'aller vers la tribu de Batang Ai. C'est sur la route pour Kuching et on revient très peu sur nos pas si on n'arrive pas à rencontrer la tribu.

Ne trouvant pas de bus pour aller à la grosse gare routière qui se trouve à 2 km du centre-ville, nous y sommes allés à pied. Une fois à la gare, le prochain bus pour Lobok Antu était à 2h du matin. Nous avons alors pris un bus qui partait tout de suite et qui nous déposait à 20 km de Lubok Antu (50 RM - 3h de trajet). A ce croisement, impossible de trouver une navette, un taxi ou une personne voulant bien faire ces 20 km à un prix raisonnable. Tous demandaient entre 50 et 80 RM pour 15 minutes de route, sans savoir ce qui nous attendait une fois à la tribu...

Au bout de 2h30 de stop et de marchandages, nous avons repris le bus en direction de Kuching, obligés de dire que le guide à l'office du tourisme avait raison... 


Kuching (en cours de rédaction) >>

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